Les vraies richesses
2022

Les vraies richesses

Adaptation Théâtrale tout public dès 9 ans. Durée 1 heure.

  • d'après le roman "les vraies richesses" de Cathy Ytak©Talentshauts
    Emile s'autorise à rêver sa place et se donne les moyens de poursuivre son rêve.

    Le projet est né de la découverte de ce roman Jeunesse, puis de la rencontre avec son autrice, invitée de la quatrième édition de « Faites passer l’mot », temps fort autour de la lecture à voix haute mené par la Compagnie.

    Présentation :
    Le roman se situe en 1913, on suit le parcours d’un jeune garçon.

    Résumé : Lorsque la jeune Louise, de passage dans son village, lui raconte qu’elle vit dans un palais doté de tous les équipements modernes et même d’une piscine, Émile, fils de paysans élevé à la dure dans une famille nombreuse, la prend pour une menteuse. Intrigué, il va pourtant partir à sa recherche et découvrir qu'elle n'a pas menti : le familistère que M. Godin a construit pour ses ouvriers, existe bel et bien, et Émile va y trouver sa place.  Ed. Talents Hauts 2019

    Cette histoire nous a touché collectivement parce qu’elle aborde de façon intime, par le parcours de ce garçon et de ses rencontres, des questions toujours très actuelles. Le traitement historique permet d’avoir une distance, il renvoie l’image d’un monde qui a évolué, régressé, c’est selon.
    Loin d’être didactique, ce roman est avant tout, sensible, vif, il secoue, réveille… et le fait qu’il se situe au début du XXème nous trouble par les nombreuses résonances avec aujourd’hui.
    Il brosse un tableau de la condition sociale des hommes et des femmes au début du vingtième siècle dans le nord de la France et nous entendons, percevons la condition, la place de chacun dans la société ; hommes et femmes, jeunes et vieux.
    La loi de 1905, l’omniprésence des curés de campagne, l’école publique dont beaucoup se méfient mais qui ouvre des horizons, la condition des femmes, les conditions de vie dans les villes et les campagnes, le contrôle des naissances et la contraception… sont autant de thèmes qui traversent ce roman et qui sont toujours au cœur de nos préoccupations.
    Et les questions fusent : Pourquoi un ouvrier ou un fermier ne pourraient pas vivre dignement, même avec peu de moyens financiers ? Qu’est-ce qu’être riche au fond ?
    Un patron peut-il se soucier des conditions de vie de ses employés ? Condition de vie, de travail, émancipation, élévation, place des femmes, peut-on quel que soit sa place dans la société rêver sa vie ? Peut-on prétendre à une éducation de qualité, à la culture, à rencontrer des personnes qui ne sont pas de sa condition même si l’on est issu d’un milieu populaire ?
    Résonances toujours

    Et cette question : comment vivre ensemble avec nos différences ?

    Le roman est jalonné de rencontres qui construisent le jeune garçon, elles lui permettent de dépasser sa condition, après bien des écueils de trouver une place, sa place pour se construire enfin.

    L’adaptation du texte : Nous avons abordé le travail du texte comme une écriture de plateau. Avec la matière du roman, nous avons sélectionné en amont des moments clés que nous avons expérimenté, c’est de là qu’a émergé le contenu et la forme de l’écriture.
    Elle a été ensuite retravaillée. Cathy Ytak nous donnant toute liberté pour l’adaptation de son texte, elle nous a autorisé à reformuler si nécessaire (mise en dialogue de certains passages de narration, nous avons également ajouté des voix, celles entendues ou croisées par Émile dans le familistère – d’après des témoignages.) En effet, ces moments n’existent pas dans le roman et nous paraissent nécessaires à l’équilibre de notre version théâtrale.
    Globalement, nous suivons le parcours d’Émile dans le roman, nous en proposons une forme directe et épurée. Nous conservons et affirmons la narration sur le plateau avec des moments de tableaux en jeu et dialogués.
    L’adaptation est composée, d’une première partie sous forme narrative et dialoguée (la plus proche du roman), puis de fragments pour les seconde et troisième parties.

    Note d’intention artistique
    Sur le plateau, une construction : au sens littéral et symbolique.
    Une construction symbolique : les personnages au début, sont figurés par des silhouettes sur des planches de bois derrière lesquelles se positionnent les comédiennes, permettant un va et vient entre un personnage et la narration, permettant aussi une distanciation et/ou une incarnation progressive. Ces éléments disparaissent assez vite pour laisser place au jeu.
    La narration et plusieurs personnages sont joués par Kriss Goupil et Valérie Pourroy – le personnage d’Emile est joué par Christian Brouard.
    Nous avons choisi de commencer en distanciant les personnages puis en les figurant (corps derrière des silhouettes de bois) puis finalement en les incarnant. C’est ainsi que nous accompagnons le spectateur d’une histoire écrite, un roman, vers une histoire racontée, incarnée. Pour que chacun s’identifie, nous traverserons ces différents modes de jeu et passerons au fur et à mesure du spectacle, de la distance à l’identification, à la personnification.
    Le temps est important dans cette trajectoire : Emile part pour un voyage initiatique et marche. Les corps des comédien.nes sur le plateau traduiront l’effort physique indispensable de la marche, des kilomètres parcourus à pied (long trajet du village d’Emile vers le familistère de Guise), ce temps de la marche qui permet la pensée et fait avancer malgré les embûches.

    Note de mise en scène - scénographie
    Ce spectacle est une création collective des trois membres fondateurs de la Compagnie, Kriss Goupil, Christian Brouard et Valérie Pourroy. Mais nous avons demandé à Cyrille Guillochon d’avoir un regard sur la dramaturgie et la mise en scène. Nous élaborons, réfléchissons, explorons, travaillons de notre côté, ensuite échangeons avec lui sur les enjeux du spectacle, les moyens que nous mettons en œuvre sur le plateau (l’espace). Son expérience, nos collaborations sur d’autres projets, nous ont semblé être très pertinents pour nous soutenir artistiquement sur ce projet.
    Katia Grange, artiste associée à la Cie, à la direction d’acteur, nous soutient. Nous avons bien conscience que concevoir le projet, l’adapter et le jouer ne peut pas se faire sans une aide et un regard.
    Trois comédien.ne.s : des narrateurs, plusieurs personnages, des voix multiples.
    Il s’agit d’incarner une parole, celle du roman par la narration, les dialogues, les différentes voix que l’on a choisi de faire entendre.
    Des codes de jeu différents sont au service de l’histoire : Deux narratrices conteuses, des scènes courtes dialoguées, les figures de l’histoire qui apparaissent et disparaissent – sauf le personnage principal, c’est son voyage initiatique – qui est constamment présent.

    L’espace
    Trois espaces : la ferme, le trajet et le familistère.
    La construction du personnage principal, Émile, se fait par la construction, destruction et reconstruction de l’espace. D’abord l’espace de la ferme, du village, des chemins de campagne par des éléments en matière bois et aluminium et la présence de quelques objets représentatifs du quotidien. Puis ces mêmes éléments seront déconstruits, ils formeront un ensemble d’obstacles pour le trajet d’Émile, jalonné de rencontres et d’embûches, long trajet de son village vers Guise. Enfin, le familistère sera figuré par les mêmes éléments de décor, retournés et placés les uns à côté des autres, en fond de scène, devenant une surface verticale et plane, aux jaunes lumineux - symbole du Familistère - de différentes hauteurs (d’où les comediennes pourront entrer et sortir). Dans ce dernier espace, Émile sera le centre.

    Un univers sonore
    Très vite, à la lecture du roman, l’univers sonore nous a semblé une piste importante pour l’adaptation de ce texte pour la scène. En effet, nous souhaitons faire entrer le spectateur dans une époque, des lieux, des univers. Une recherche sur le plateau s’est faite avec Amélie Polachowska, réalisatrice sonore. C’est aussi l’atmosphère si particulière du familistère (résonances, voix multiples) que nous souhaitons faire ressentir. Il ne faut pas oublier que 1600 personnes environ vivaient dans cet endroit, hébergement collectif s’il en est.

    Un spectacle tout terrain
    Le spectacle est pensé pour être joué dans des lieux (équipés ou non) ainsi qu’en extérieur (dans des endroits protégés – préau ouvert sur l’extérieur...) ce qui a induit une recherche particulière quant aux matériaux utilisés et au travail de sonorisation.
    Il est destiné au tout public à partir de 9 ans, avec possibilité de séances scolaires.

    Présentation de l’autrice : Cathy Ytak
    Cathy Ytak, est née en juin 1962 à Montreuil sous bois. Après des études de graphisme et de reliure artisanale à Paris, à l’École Estienne, elle part au Brésil, dans le Sertão, participer à l’élaboration de matériel pédagogique graphique pour une école rurale.
    De retour en France, elle multiplie les petits boulots. Dès 1985, elle devient animatrice bénévole dans des radios libres. Elle se dirige ensuite vers le journalisme professionnel et la presse écrite.
    Dans le même temps, elle entreprend des études de langue au Centre d’Études Catalanes. Études qu’elle poursuit en Catalogne, à Barcelone. Elle travaille pendant deux ans comme attachée de presse pour les Éditions Encrage, basées à Amiens, avant de devenir lectrice pour les éditions Denoël de 1996 à 1998, sous la direction de Jacques Chambon, puis de Serge Brussolo.
    Elle débute dans la traduction (du catalan) en 1995, pour les Éditions Métailié.

    Son premier roman « Place au soleil » est publié en 1999 aux éditions du Seuil, sous la direction de C.Gutman.

    Elle abandonne progressivement le journalisme pour ne plus se consacrer qu’à l’écriture et la traduction.
    Aujourd’hui, elle écrit des romans (aussi bien pour les enfants que pour les ados et les adultes), des guides pratiques (cuisine), et traduit de la littérature contemporaine catalane. Elle participe à des lectures publiques et des salons du livre, et anime régulièrement des rencontres et ateliers d’écriture en collège et lycée, médiathèque, maison de retraite, maison d’arrêt, institut médico-pédagogique, etc.
    Elle a créé avec les écrivains Gilles Abier et Thomas Scotto, L’Atelier du Trio (lectures publiques, expositions…).

    Présentation du familistère de Guise, fondé par Godin
    Jean-Baptiste André Godin est né le 26 janvier 1817 à Esquéhéries, petit village à proximité de Guise.
    Fils d’un artisan serrurier, il doit quitter l’école à 11 ans pour rejoindre l’atelier paternel. Très déçu et avide de curiosité, il souhaite sortir de la condition ouvrière.

    En 1835, il entame son tour de France de compagnon, pendant 2 ans. Au cours de cette expérience, il découvre, en plein développement du capitalisme, l’injustice et la dureté de la vie ouvrière.
    La France de 1830-1848 est une France de pauvreté : conditions de logement déplorables, longueur de la journée de travail, salaires de misère, travail des enfants, y compris en dessous de 8 ans, malnutrition, épidémies.
    Comme ses contemporains, Godin est révolté par ce qu’il observe. En 1842, il découvre dans le Guetteur de Saint-Quentin un article sur la théorie de Charles Fourier.
    En travaillant dans une forge, il a l’idée de remplacer la tôle par la fonte dans la fabrication des poêles : le succès est immédiat. En 1840, il crée son premier atelier de fonderie. En 1846, il achète les terrains, dépose les brevets et construit son usine à Guise. Il a 36 ouvriers.

    Inspiré du fouriérisme, il pense de plus en plus à le promouvoir dans sa propre industrie. Dès 1856, il crée le jardin d’agrément en bordure de l’Oise, tout près de l’usine afin que les ouvriers puissent venir s’y délasser pendant les pauses. Il conçoit les premiers bâtiments du Familistère en 1858 et, entre 1859 et 1877, l’essentiel du palais voit le jour.
    En 1870, Godin est élu député. Profondément déçu par l’action parlementaire il décide de ne pas renouveler son mandat, préférant centrer ses efforts sur l’action au Familistère, jusqu’à sa mort en 1888.

    Le Familistère ou Palais Social est bâti sur environ 18 hectares. En dehors des logements, il comprend, une crèche, des écoles (mixte, gratuite et obligatoire), un théâtre, des lavoirs et des bains, des magasins, des buanderies, des médecins, des salles de conférences, une piscine, des jardins, un parc, des écuries, étables, porcheries et basse-cours, une usine à gaz, des associations, etc.

    Cette création a eu le soutien du Plan de Relance de la DRAC Pays de la Loire et de la Ville du Mans.

    Ils nous ont accueillis en résidence: Coulaines, Sargé les le mans, Le Mans, Sarthe Culture, LBN Communauté.

    L'équipe de création
    Dramaturgie, conception décor : Cyrille Guillochon
    Création sonore : Amélie Polachowska
    Univers plastique : Arno & Régis Dudé
    Régie & création lumière : Rafi Wared

     

     

  • Genres
  • Date de création
    17/03/2022
  • Durée
    1 heure 2 minutes
  • Age
    • à partir de 9 ans
  • Conditions Techniques
    • Jauge

      220 élèves maximum

    • Espace scénique

      Ouverture 8m x profondeur 7m

      Plan de feu et de sonorisation envoyé avec les éléments de contrat
      Autonome en éclairage en lieu non équipé
      Alimentation électrique 220 volt

    • Droits d’auteurs

      12% du cachet à régler à la SACD

    • Tarif

      Nous consulter

  • Dossier de présentation à télécharger
  • Références
    • Les vraies richesses de Cathy Ytak © Talents Hauts

      Roman Les vraies Richesses

  • Crédit Photos
    • Lou Brouard
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